🌍 Nouvel ordre mondial : Ahoua Don Mello alerte sur le risque d’une recolonisation de l’Afrique

Dans un contexte de recomposition brutale des rapports de force internationaux, Ahoua Don Mello alerte sur les risques d’une marginalisation stratégique du continent africain. Plaidant pour un « Yalta 2 » et une affirmation claire de la souveraineté africaine, le vice-président de l’Alliance des BRICS estime que sans position commune forte, l’Afrique pourrait subir une nouvelle forme de domination économique et géopolitique.

🌍 Nouvel ordre mondial Ahoua Don Mello alerte sur le risque d’une recolonisation de l’Afrique

Face aux bouleversements géopolitiques actuels, Ahoua Don Mello, vice-président de l’Alliance des BRICS et figure politique ivoirienne, pose une question centrale :

Quelle sera la place de l’Afrique dans le nouvel ordre mondial qui se dessine ?

Son analyse est directe, parfois brutale : si le continent ne s’impose pas dans la redéfinition des règles internationales, il risque de subir une nouvelle forme de domination.


Un système international dépassé

Selon Ahoua Don Mello, l’ordre mondial actuel reste structuré par les équilibres issus des Accords de Yalta.

En 1945, l’Afrique était encore sous domination coloniale, à l’exception notable de l’Éthiopie. Les institutions comme l’Organisation des Nations unies ont donc été construites sans véritable participation africaine.

Résultat : les règles internationales actuelles ne reflètent plus les réalités contemporaines, marquées par la montée en puissance des pays émergents.

Il plaide ainsi pour un “Yalta 2”, un nouveau consensus mondial qui intégrerait :

  • les puissances Ă©mergentes,
  • les nouvelles rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques,
  • et surtout une Afrique souveraine et reprĂ©sentĂ©e.

L’Afrique absente des grandes décisions

Ahoua Don Mello déplore la faiblesse stratégique des positions africaines dans les grandes crises internationales.

Si certains pays comme l’Afrique du Sud prennent parfois des positions affirmées, l’Union africaine et la CEDEAO restent, selon lui, trop prudentes face aux recompositions en cours.

Or, les décisions prises aujourd’hui — qu’il s’agisse des tensions impliquant l’Iran, des crises en Argentine ou des rivalités stratégiques autour du Groenland — redessinent l’équilibre mondial.

Ne pas participer Ă  ces discussions revient, selon lui, Ă  accepter de subir.


Une nouvelle forme de colonisation ?

Le propos devient plus incisif lorsqu’il évoque le risque d’une recolonisation silencieuse.

Ahoua Don Mello affirme que le vieillissement démographique en Occident pousse certains États à attirer massivement la jeunesse africaine. Le Canada assume clairement une politique d’attraction des compétences africaines.

Dans le même temps, les migrations irrégulières alimentent des secteurs économiques informels en Europe et ailleurs.

Pour lui, le mécanisme est structurel :

  • appauvrissement des pays africains,
  • dĂ©part massif des jeunes,
  • intĂ©gration prĂ©caire dans des Ă©conomies Ă©trangères.

Il parle d’une nouvelle forme d’esclavage économique si le continent ne reprend pas le contrôle de son destin.


L’Alliance des États du Sahel : une voie souverainiste

Concernant l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, Ahoua Don Mello estime que leur choix central est celui de la souveraineté.

Ce choix implique un coût. Se détacher d’un système hégémonique entraîne pressions et résistances.

Les coopérations sécuritaires, notamment avec la Russie, sont selon lui contractuelles et financières : il s’agit d’accords payés, proportionnels aux capacités des États concernés.

Mais il insiste sur un point crucial :
la sécurité ne peut être durable sans développement économique.


Souveraineté et développement : le lien vital

Le terrorisme prospère dans :

  • la pauvretĂ©,
  • le chĂ´mage,
  • l’absence de perspectives.

La souveraineté ne peut être uniquement militaire. Elle doit être :

  • Ă©conomique,
  • industrielle,
  • financière,
  • dĂ©mographique.

Pour Ahoua Don Mello, l’Afrique doit définir sa propre vision du monde multipolaire et s’asseoir à la table des grandes puissances avec un projet clair.


Subir ou décider

Son message est limpide :

Si l’Afrique ne participe pas à la redéfinition des règles internationales,
elle les subira.

L’enjeu dépasse les débats électoraux internes.
Il concerne la place du continent dans l’histoire.

👉 L’Afrique sera-t-elle un acteur stratégique du monde multipolaire ?
👉 Ou restera-t-elle un terrain d’affrontement des grandes puissances ?

Pour Ahoua Don Mello, le temps de l’hésitation est terminé.

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