Pulchérie Gbalet face à Alassane Ouattara : le rapport de force d’une femme seule contre tout un système
Alors que le Conseil constitutionnel a proclamé la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre 2025, Pulchérie Gbalet, militante de la société civile, refuse de plier.

🗳️ La victoire d’Alassane Ouattara, un verdict contesté
Le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire a vécu une énième page de son histoire électorale. Le Conseil constitutionnel, au nom du peuple ivoirien, a proclamé Alassane Ouattara élu président de la République dès le premier tour.
Une victoire que ses partisans présentent comme la preuve d’un “pari réussi”. Mais pour d’autres, cette annonce n’est rien d’autre qu’une imposture institutionnelle, symbole d’un système verrouillé où le pouvoir ne se gagne plus dans les urnes, mais dans les coulisses.
Parmi les voix les plus critiques, Pulchérie Gbalet, militante infatigable de la société civile, a réagi avec un ton tranchant :
“S’ils veulent, ils n’ont qu’à faire l’investiture demain. Nous, on s’en fout de ça ! On ne rentre pas en 2026 avec ce quatrième mandat-là. Il ne va pas gouverner. Même les législatives n’auront pas lieu.”
Des mots forts, portés par une femme qui n’a plus peur. Pour Pulchérie Gbalet, le quatrième mandat d’Alassane Ouattara est une insulte à la démocratie, un prolongement d’un système de confiscation du pouvoir qu’elle dénonce depuis des années.
⚖️ Le pouvoir réagit : “La traque a déjà commencé”
Face à ces déclarations, le régime a répondu avec fermeté. Le ministre ivoirien de la Jeunesse, également porte-parole adjoint du gouvernement, a déclaré publiquement :
“Tous ceux qui ont incité à la violence, qu’ils soient du RHDP ou du PPCI, seront arrêtés avec la plus grande fermeté.”
Ce ton martial traduit la volonté du pouvoir de neutraliser toute contestation. Mais au-delà de la rhétorique officielle, cette phrase résonne comme une menace à peine voilée envers les opposants, et notamment Pulchérie Gbalet, dont la popularité sur les réseaux sociaux et dans la diaspora ne cesse de grandir.
Dans un contexte où l’État ivoirien dispose de tous les leviers – police, justice, médias publics – la marge de manœuvre de la militante est réduite. Mais son impact symbolique, lui, ne cesse de croître.
⚔️ Le rapport de force, clé de lecture de la politique ivoirienne
En politique, rien n’est jamais acquis. Le rapport de force détermine tout : la légitimité, la stabilité, et même la survie d’un régime.
Comme le rappelait Kwame Nkrumah, “les gouvernants ne cèdent jamais par bonté, mais parce qu’un nouvel équilibre les y contraint.”
Aujourd’hui, le rapport de force ivoirien oppose deux pôles :
- Le pouvoir Ouattara, fort de ses institutions, de son appareil sécuritaire et d’un soutien international encore solide.
- La contestation incarnée par Pulchérie Gbalet, qui s’appuie sur un capital de sympathie et un écho grandissant au sein de la jeunesse et de la diaspora.
Ce bras de fer rappelle celui de Guillaume Soro, autre figure de l’opposition traquée, condamnée et contrainte à l’exil.
💥 Une femme seule face à l’État
Si Pulchérie Gbalet semble aujourd’hui isolée, elle n’est pas seule moralement. Ses vidéos circulent massivement, son nom s’impose dans les débats publics, et sa parole trouve écho dans un contexte de désillusion politique.
En face, le régime joue la carte de la légalité, du droit, et du “retour à la paix”.
🔚 Conclusion : Le courage d’une voix
La proclamation de la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2025 marque une nouvelle étape pour la Côte d’Ivoire. Mais la contestation de Pulchérie Gbalet rappelle que le débat politique et le rapport de force restent au cœur de la vie démocratique du pays. Entre pouvoir institutionnel et résistance citoyenne, seul le dialogue pourrait permettre de stabiliser la situation.
