Confédération des États du Sahel : le réseau WILDAF plaide pour une meilleure prise en compte des droits des femmes

Lors d’une audience accordée par le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, le réseau Women in Law and Development in Africa (WILDAF) a exprimé sa volonté de contribuer activement à l’intégration des droits des femmes dans la construction de la Confédération des États du Sahel (CES).

Confédération des États du Sahel le réseau WILDAF plaide pour une meilleure prise en compte des droits des femmes

Une rencontre au sommet pour défendre les droits des femmes africaines

Ce mardi 11 novembre 2025, une délégation du réseau WILDAF-Afrique de l’Ouest, conduite par sa coordonnatrice régionale Antoinette M’Brou, a été reçue en audience par Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel.
Cette rencontre marque une étape importante dans la collaboration entre les acteurs de la société civile et les institutions de la Confédération des États du Sahel (CES), structure issue de la dynamique politique entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Basé au Togo, le réseau WILDAF regroupe onze pays d’Afrique de l’Ouest et dispose également de quatre points focaux dans d’autres pays africains. Son objectif : promouvoir les droits des femmes et renforcer leur participation au développement économique, social et politique du continent.


WILDAF veut inscrire les droits des femmes dans les priorités de la Confédération

Prenant la parole, Antoinette M’Brou a insisté sur la nécessité d’intégrer la question du genre dans le processus confédéral en cours au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

« Nous défendons les droits des femmes et souhaitons qu’ils soient pris en compte dans les priorités de la Confédération. Nous sommes disposés à apporter notre expertise pour renforcer cette dimension essentielle », a-t-elle déclaré.

Le réseau WILDAF met déjà en œuvre plusieurs programmes de renforcement des capacités destinés aux femmes agricultrices et commerçantes, afin de les aider à mieux connaître et défendre leurs droits économiques et sociaux.
Cette approche vise à rendre les femmes plus autonomes, plus informées et plus influentes dans les décisions communautaires et politiques.


Bassolma Bazié : « La souveraineté permettra à la femme d’être libre et épanouie »

En réponse, Bassolma Bazié a salué l’engagement constant de WILDAF dans la promotion des droits des femmes en Afrique. Il a rappelé que la vision fondatrice de la Confédération des États du Sahel repose sur trois piliers essentiels : la souveraineté, la dignité et la justice sociale.

« La souveraineté permettra à la femme d’être libre, épanouie et actrice de son propre développement », a-t-il souligné.

Selon lui, la place de la femme dans le processus confédéral ne doit pas être accessoire, mais centrale, car aucun développement durable ne peut être envisagé sans l’inclusion effective des femmes dans toutes les sphères de décision.


Vers une nouvelle gouvernance inclusive au Sahel

Cette rencontre entre le CN-CES et WILDAF traduit une volonté commune : celle de bâtir une Confédération des États du Sahel inclusive, où les femmes participent pleinement à la construction d’un espace fondé sur la solidarité, la justice et la souveraineté africaine.
Alors que la CES se structure progressivement, cette collaboration ouvre la voie à une gouvernance plus participative, respectueuse des droits humains et attentive aux aspirations des femmes sahéliennes.

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