Burkina Faso : le lancement de la facture électronique certifiée marque un tournant vers la souveraineté financière

En lançant officiellement la facture électronique certifiée, le Burkina Faso franchit une étape majeure dans la modernisation de sa gouvernance économique. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, cette réforme incarne un choix stratégique clair en faveur de la transparence, de l’équité fiscale et de la souveraineté financière nationale.

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Ouagadougou, 6 janvier 2026– Le Burkina Faso a procédé, mardi à Ouagadougou, au lancement officiel de la facture électronique certifiée, un nouvel outil destiné à renforcer le contrôle des transactions économiques et à sécuriser durablement les recettes de l’État.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, cette réforme traduit une volonté politique assumée de mieux organiser l’économie nationale. « En lançant la facture électronique certifiée, le Burkina Faso pose un choix clair : mieux structurer son économie, mieux sécuriser ses recettes et assumer pleinement sa souveraineté financière », a-t-il déclaré.

Un outil moderne contre la fraude et l’évasion fiscale

Présentée comme un instrument central de transparence, la facture électronique certifiée permettra un meilleur suivi des transactions commerciales. Pour le ministre, elle constitue « une lumière posée sur l’activité économique », tout en servant de rempart moderne contre la fraude fiscale et les pratiques de dissimulation.

Grâce à ce dispositif, l’État entend optimiser le recouvrement des recettes publiques, tout en rétablissant une plus grande équité entre les acteurs économiques. « Exiger une facture certifiée, c’est refuser que le poids de l’impôt repose toujours sur les mêmes contribuables », a souligné Dr Nacanabo.

Une réforme au cœur des défis sécuritaires et économiques

Dans un contexte marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques, le ministre a insisté sur l’importance de chaque ressource mobilisée de manière honnête. Selon lui, une fiscalité plus efficace renforce directement la capacité de l’État à protéger les populations, à investir dans les infrastructures et à soutenir le développement national.

La facture électronique certifiée est ainsi présentée comme un acte de civisme économique et de justice fiscale, invitant chaque citoyen et chaque entreprise à contribuer équitablement à l’effort national.

Le secteur privé appelé à s’approprier la réforme

Le ministre a appelé les acteurs du secteur privé à considérer la facture électronique certifiée non comme une contrainte administrative, mais comme un outil de modernité, de crédibilité et de compétitivité.
« Puisse chaque facture certifiée devenir un acte conscient de contribution à l’édification d’un Burkina Faso souverain, prospère et résolument tourné vers l’avenir », a-t-il souhaité.

De son côté, le président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Sow, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les entreprises. Des sessions d’information, des ateliers pratiques et des cadres d’échange seront organisés sur l’ensemble du territoire afin de faciliter une appropriation durable de la réforme.

Une entrée en vigueur progressive dès juillet 2026

Après des phases de formation, de sensibilisation et d’assistance technique prévues tout au long du deuxième trimestre de 2026, la facture électronique certifiée deviendra obligatoire pour les contribuables du régime normal d’imposition à compter du 1er juillet 2026, dans une première phase.

La cérémonie de lancement s’est achevée par l’édition symbolique de la facture « 00 », en présence des ministres invités et des responsables consulaires, marquant officiellement le démarrage de ce nouveau dispositif fiscal.

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