Burkina Faso : le Conseil des ministres adopte un projet de loi sur la sécurité aérienne et révoque un consul honoraire à Bangui
Réuni le jeudi 08 janvier 2026, le Conseil des ministres du Burkina Faso, au titre du ministère des Affaires étrangères, a adopté deux rapports majeurs. Ils portent respectivement sur la ratification du Protocole de Montréal relatif à la sécurité à bord des aéronefs et sur la révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, en République centrafricaine.

Le Burkina Faso s’engage à renforcer la sécurité à bord des aéronefs
Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi autorisant la ratification du Protocole de Montréal, adopté le 4 avril 2014 au Canada. Ce texte international modifie et complète la Convention de Tokyo, relative aux infractions et à certains actes commis à bord des aéronefs.
L’objectif principal de ce protocole est de renforcer la lutte contre les comportements de passagers indisciplinés en élargissant la compétence des États. Désormais, des États autres que celui d’immatriculation de l’aéronef peuvent exercer leur juridiction en cas d’infractions commises en vol.
En instaurant une base de compétence obligatoire, le Protocole de Montréal vise à améliorer la coopération internationale, à réduire la gravité et à prévenir la récurrence des actes perturbateurs à bord des avions civils, un phénomène en nette progression à l’échelle mondiale.
Une participation active du Burkina Faso au processus international
Le Burkina Faso a pris part activement à la conférence diplomatique de Montréal en 2014, au cours de laquelle le protocole a été adopté. Entré en vigueur le 1er janvier 2020, le texte compte à ce jour 36 signatures, 20 ratifications, 3 acceptations et 30 adhésions.
Par ce projet de loi, les autorités burkinabè entendent donner plein effet aux dispositions du protocole, en intégrant ses mécanismes dans l’arsenal juridique national. Le Conseil des ministres a ainsi marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée législative de Transition, en vue de sa ratification.
Révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui
Le second rapport adopté par le Conseil des ministres concerne un projet de décret portant révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, en République centrafricaine.
Nommé par décret en date du 22 novembre 2018, Monsieur Boukaré SALAMBORE occupait la fonction de Consul honoraire depuis plusieurs années. Toutefois, selon les autorités, des manquements et des insuffisances graves ont été constatés dans l’exercice de sa mission.
L’adoption du décret entérine sa révocation pour faute grave, conformément aux dispositions de l’article 15 du décret du 17 avril 2024, qui encadre l’ouverture des postes consulaires honoraires et l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
Une volonté de rigueur et de crédibilité diplomatique
À travers ces deux décisions, le gouvernement burkinabè réaffirme sa volonté de renforcer la sécurité internationale, tout en assurant une gestion rigoureuse de sa représentation diplomatique et consulaire.
Ces mesures traduisent également l’engagement des autorités à aligner le Burkina Faso sur les standards internationaux, tant en matière de sécurité aérienne que de gouvernance diplomatique.
