Burkina Faso : la Veille citoyenne réaffirme son soutien au président Traoré après la tentative de coup d’État
Ouagadougou, 9 janvier 2026 – La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) a organisé, ce vendredi 9 janvier à Ouagadougou, une conférence de presse pour condamner fermement la tentative de déstabilisation des institutions burkinabè et réaffirmer son soutien indéfectible au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques après ce que les autorités ont qualifié de projet de coup d’État prévu pour le 3 janvier 2026.

Une tentative de déstabilisation dénoncée
La CNAVC, regroupant plusieurs associations citoyennes burkinabè, a dénoncé ce qu’elle a qualifié de « tentative macabre de déstabilisation » planifiée pour renverser le président Traoré et ébranler les institutions de la République. Selon l’organisation, cette opération aurait été orchestrée par l’ancien lieutenant-colonel Paul‑Henri Sandaogo Damiba, ex‑président de la transition, aujourd’hui en exil.
Lors de la conférence, Labidi Naaba, porte-parole des Wayiyan — nom donné aux partisans de Traoré — a exprimé son « indignation la plus vive » face à ce qu’il a décrit comme un complot visant non seulement à renverser l’ordre constitutionnel, mais aussi à porter atteinte à la souveraineté du pays.
Soutien indéfectible à Traoré : souveraineté et vigilance
Pour la CNAVC, Ibrahim Traoré incarne aujourd’hui la volonté souveraine du peuple burkinabè, que ce soit dans la défense de l’intégrité territoriale ou dans les idéaux de la Révolution Progressiste et Populaire (RPP). Le secrétaire général de la coordination, Julien Dabiré, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation populaire permanente : « Pour atteindre le capitaine Ibrahim Traoré, il va falloir marcher sur les 25 millions de Burkinabè ».
La coordination appelle à une vigilance accrue face à ce qu’elle considère comme des tentatives répétées de déstabilisation, exhortant les citoyens à soutenir la « guerre de reconquête du territoire contre l’impérialisme ». « Aucune révolution n’a abouti sans mobilisation populaire », a martelé Dabiré devant les médias.
Contexte régional : l’AES et la solidarité internationale
La conférence de presse a également été l’occasion de saluer la position de la Confédération des États du Sahel (AES), qui, selon la CNAVC, a pris une position ferme en faveur du respect de la souveraineté des États et de l’intégrité territoriale du Venezuela face aux pressions extérieures. Pour le regroupement burkinabè, cette solidarité confédérale renforce la cohérence de la ligne souverainiste au sein de l’AES.
Ce que révèlent les autorités burkinabè
Selon les autorités burkinabè, dont des déclarations ont été rapportées par plusieurs médias régionaux, les services de renseignement ont intercepté un projet de déstabilisation prévu pour la nuit du 3 janvier 2026. La stratégie alléguée comprenait l’assassinat ciblé de responsables civils et militaires, y compris du président Traoré, ainsi que des opérations contre des infrastructures stratégiques comme une base de drones.
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a affirmé que des arrestations avaient déjà eu lieu dans le cadre de l’enquête, soulignant le rôle des services de renseignement burkinabè dans la prévention de ce supposé complot.
Appel à la mobilisation pour 2026
Dans son message final, la CNAVC a exhorté les Burkinabè à débuter l’année 2026 avec une détermination renouvelée pour défendre la souveraineté nationale, renforcer la vigilance citoyenne et soutenir la refondation de l’État autour des idéaux de la Révolution Progressiste et Populaire.





