Guinée : Aboubacar Diakité dit “Toumba” évacué en soins intensifs après un malaise en détention

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Incarcéré à la Maison centrale de Coyah, Aboubacar Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, a été admis en soins intensifs après un malaise survenu dans la nuit du 23 mars 2026. Son état de santé fait désormais l’objet d’une surveillance médicale étroite.


Une évacuation d’urgence vers l’hôpital militaire

L’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara a été pris en charge en urgence après un malaise survenu en détention. Selon le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry, il a été transféré à l’hôpital du Camp Camp Almamy Samory Touré, où il reçoit des soins intensifs.

Les autorités judiciaires assurent qu’un suivi rigoureux est en cours et que toute évolution de son état de santé sera communiquée dans le respect des procédures légales.


Un contexte sécuritaire tendu en détention

Cette hospitalisation intervient dans un climat marqué par des tensions récentes. En février 2026, lors d’une fouille inopinée à la Maison centrale de Conakry, plusieurs objets interdits avaient été saisis, notamment des téléphones portables, des substances psychotropes et des armes blanches.

D’après le Parquet, Aboubacar Diakité aurait opposé une résistance aux agents pénitentiaires, adoptant un comportement jugé agressif et proférant des menaces. Ces incidents avaient contribué à une montée des tensions entre détenus et personnel de sécurité.


Un transfert à Coyah pour raisons de sécurité

Face à cette situation, les autorités avaient décidé, le 10 février 2026, de transférer Toumba à la Maison centrale de Coyah. Cette mesure visait à rétablir l’ordre et à prévenir tout risque de trouble au sein de l’établissement pénitentiaire.

Les autorités affirment que cette décision s’inscrivait dans une logique de maintien de la sécurité, tant pour les détenus que pour le personnel.


Une figure clé du procès du 28 septembre 2009

Condamné en juillet 2024 à dix ans de prison pour crimes contre l’humanité par le tribunal criminel de Dixinn, Toumba demeure une figure centrale du dossier du massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry.

Ce procès historique, très suivi en Guinée et à l’international, a marqué une étape importante dans la lutte contre l’impunité pour les violences politiques dans le pays.


Les autorités promettent transparence et respect des droits

Le Parquet général insiste sur le fait que toutes les dispositions ont été prises en coordination avec les services de santé et l’administration pénitentiaire afin de garantir une prise en charge conforme aux normes légales et au respect des droits fondamentaux des détenus.

Alors que l’état de santé de Toumba reste sous surveillance, cette nouvelle évolution relance l’attention autour de l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles de l’histoire récente de la Guinée.

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