Affaire Saif al-Islam Kadhafi : trois suspects identifiés, mais toujours pas arrêtés

Affaire Saif al-Islam Kadhafi trois suspects identifiés, mais toujours pas arrêtés

Les autorités judiciaires libyennes ont identifié trois individus soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque visant Saif al-Islam Kadhafi, selon les avocats de la défense. Une annonce qui relance un dossier sensible, marqué par de longs retards et des interrogations croissantes sur l’efficacité de l’enquête.

D’après Khaled al-Zaidi, les suspects n’ont toujours pas été interpellés plus de 90 jours après les faits. L’avocat appelle les institutions sécuritaires et judiciaires de Libye à appliquer rapidement les mandats d’arrêt déjà évoqués par le parquet.

Des obstacles sécuritaires invoqués

Dans une déclaration publique, la défense affirme que le parquet général avait annoncé en mars l’émission de mandats d’arrêt sans révéler l’identité des personnes recherchées. Les autorités auraient justifié ce retard par des difficultés sécuritaires ainsi que par la protection supposée des suspects par des groupes armés actifs sur le terrain.

Des arguments jugés insuffisants par les avocats, qui demandent des mesures concrètes pour exécuter les décisions de justice et poursuivre toute structure facilitant la fuite des suspects.

Plus de 14 requêtes déposées

Sur le plan judiciaire, l’équipe de défense indique avoir soumis plus de quatorze demandes officielles afin d’obtenir l’accès aux éléments de preuve et d’éclaircir les circonstances exactes de l’attaque.

Elle s’inquiète notamment du temps écoulé, estimant que ces retards pourraient compromettre la conservation de certaines preuves médico-légales essentielles à la manifestation de la vérité.

Une affaire politiquement sensible

Le dossier provoque aussi des réactions contrastées parmi certains groupes liés à l’ancien régime libyen. Des organisations issues de milieux tribaux et de mouvements de jeunesse réclament davantage de transparence et une accélération de la procédure.

Pour plusieurs observateurs, un enlisement de l’affaire pourrait raviver des tensions locales dans un pays encore fragilisé par les divisions politiques et sécuritaires depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

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