(AES) Jean-Luc Mélenchon prévient : « Si la France ne change pas, tout cela finira très mal »

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AES-Alassane Ouattara La folle prédiction de Jean-Luc Mélenchon

🧩 « Tout cela va mal tourner »

« C’est une prédiction : tout cela va mal tourner », a lancé Mélenchon devant ses concitoyens.
Il accuse la France d’entretenir une relation postcoloniale avec l’Afrique : elle se comporte encore comme une puissance tutélaire, décidant à la place des peuples et manipulant leurs destins politiques sous couvert d’aide ou de démocratie.

Selon lui, ce comportement ne peut mener qu’à une rupture totale entre la France et ses anciennes colonies.


🇨🇮 Côte d’Ivoire : la démocratie confisquée

Le député français revient longuement sur le cas de la Côte d’Ivoire.
Il rappelle qu’en 2011, c’est l’armée française qui a délogé Laurent Gbagbo de son palais présidentiel.
« On nous disait que la liberté revenait, que les Ivoiriens allaient pouvoir voter librement. Mais finalement, c’est l’ami personnel de Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara, qui a été élu », déplore-t-il.

Mélenchon fustige ensuite le quatrième mandat anticonstitutionnel de Ouattara, obtenu après l’exclusion de ses principaux rivaux.
Pour lui, ce silence de Paris démontre que la France ne condamne jamais les dérives démocratiques de ses alliés, tant que ceux-ci servent ses intérêts économiques et géopolitiques.


🇨🇲 Cameroun : Paul Biya, la caricature du pouvoir éternel

Jean-Luc Mélenchon élargit sa critique au Cameroun, où Paul Biya règne depuis plus de quarante ans.
« Voilà un homme de 92 ans qui brigue un huitième mandat, et la France ferme les yeux », ironise-t-il.

Le leader insoumis évoque même le sarcasme du peuple camerounais :

« Quand Paul Biya est rentré d’une longue absence, un journal a titré : “Paul Biya en visite officielle au Cameroun.” »

Une anecdote qui en dit long sur le décalage entre la réalité politique et la comédie démocratique soutenue par Paris.


🇹🇩 Tchad : la succession dynastique bénie par Paris

Mélenchon n’oublie pas le Tchad, où Mahamat Idriss Déby a succédé à son père avec l’appui de la France.
« Emmanuel Macron, après avoir soutenu le père, a immédiatement soutenu le fils. Voilà comment on parle de démocratie tout en bénissant les monarchies africaines », dénonce-t-il.

Ce double discours, ajoute-t-il, mine la crédibilité de la France.
On exige la démocratie quand elle ne dérange pas, mais on soutient les dictatures quand elles garantissent les intérêts de l’Élysée.


🇲🇱 Mali, Niger, Burkina Faso : la rupture consommée

Pour Mélenchon, ce comportement explique le rejet massif de la France dans le Sahel.
Il rappelle que l’armée française est restée neuf ans au Mali, perdant 54 soldats, sans résoudre la crise ni gagner la confiance des populations.

« Nous avons semé le chaos et récolté la colère », dit-il.
Aujourd’hui, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont tourné la page et fondé l’Alliance des États du Sahel (AES).
Selon lui, ce n’est pas un hasard, mais le résultat logique de décennies d’ingérence et de mépris.


⚠️ Une France isolée et déconnectée

Jean-Luc Mélenchon constate que la France a longtemps cru son influence éternelle :
bases militaires, réseaux économiques, présidents amis… tout semblait acquis.
Mais le vent a tourné.

« À force de soutenir des dirigeants dociles contre des dirigeants libres, la France a provoqué une prise de conscience collective », avertit-il.

Désormais, les peuples africains réclament leur souveraineté pleine et entière, et ne veulent plus de tuteurs.
Paris, isolée et incomprise, doit choisir : changer de cap ou perdre définitivement l’Afrique.


🔚 Conclusion : la fin d’un empire moral

Pour Jean-Luc Mélenchon, le sort est déjà scellé si la France persiste dans sa voie.
Elle ne peut pas continuer à prêcher la démocratie tout en soutenant la dictature.
Les peuples africains ont compris que la liberté ne s’offre pas : elle se conquiert.

Et cette fois, rien n’arrêtera le réveil de l’Afrique.
Vive l’Afrique libre. Vive la souveraineté des peuples.

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