Basolma Bazié : Vérité, Justice, Cohérence, Exemplarité et Compétence, les piliers d’une victoire historique

À travers un appel fort aux valeurs morales et institutionnelles, Basolma Bazié rappelle que la victoire d’un peuple ne se décrète pas : elle se construit sur la Vérité, la Justice, la Cohérence, l’Exemplarité et la Compétence. Des principes qu’il érige en conditions indispensables pour inscrire l’honneur d’une génération dans l’histoire.

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À l’heure où les sociétés africaines sont confrontées à des défis politiques, économiques et moraux majeurs, cinq valeurs apparaissent comme des piliers incontournables : la Vérité, la Justice, la Cohérence, l’Exemplarité et la Compétence. Plus que des principes abstraits, elles constituent les conditions indispensables d’une victoire collective inscrite dans l’histoire.


Une victoire ne s’improvise pas, elle se construit

Le temps s’écoule, implacable. Il inscrit sur l’ardoise de l’histoire les actes, les choix et les silences de chaque génération. Nous ne maîtrisons pas sa course, mais nous maîtrisons les marques que nous y laissons.

Les sacrifices consentis — en sueur, en larmes, parfois en sang — ne prennent leur sens que s’ils ouvrent un chemin d’espérance pour nos enfants et petits-enfants. Une victoire véritable n’est pas individuelle, elle est collégiale et historique. Elle repose sur des valeurs solides, non négociables.

Cinq d’entre elles se détachent avec force : la Vérité, la Justice, la Cohérence, l’Exemplarité et la Compétence.


1. La Vérité : fondement de toute renaissance

La Vérité ne consiste pas à dire ce qui arrange, mais à dire ce qui est.

Dire la vérité peut provoquer une souffrance momentanée. Mais le mensonge, lui, installe une blessure durable. Une société qui accepte le mensonge comme instrument politique ou social finit par se déliter de l’intérieur.

Être un homme ou une femme de vérité, c’est :

  • Refuser d’être utilisé comme relais de fausseté.
  • Ne pas travestir les faits pour plaire à son camp.
  • Avoir le courage de proposer des solutions, même impopulaires.

La vérité n’est pas un habillage verbal au service d’une cause. Elle est une exigence morale. Toute bouche ou tout esprit qui s’engage volontairement dans la diffamation ou la manipulation finit par en payer le prix.

Une nation qui refuse la vérité se condamne à l’illusion. Une nation qui l’assume s’offre une chance de guérison.


2. La Justice : même quand elle dérange

La justice ne s’exerce pas en fonction de l’amitié, de l’intérêt ou de la proximité. Elle s’exerce par honneur.

Être juste, c’est parfois dire non à un proche. C’est refuser de profiter d’une position de pouvoir pour écraser plus faible que soi. C’est comprendre que tout acte injuste génère un écho, souvent inattendu.

Lorsqu’un responsable détourne un dû, bloque une rémunération, ou abuse de son autorité, il ne fait pas qu’infliger un tort matériel : il déclenche une onde morale. Les gémissements du faible ne se perdent jamais totalement dans la nature.

La justice est une cause. La paix sociale en est la conséquence.

Une société qui choisit la justice comme boussole construit une stabilité durable. Une société qui l’ignore s’expose à des tempêtes qu’elle ne maîtrise plus.


3. La Cohérence : l’unité entre la parole et l’acte

La cohérence est la symphonie entre ce que nous disons et ce que nous faisons.

Les enfants observent davantage nos actes que nos discours. Les citoyens évaluent les dirigeants non sur leurs promesses, mais sur leurs décisions. Les collaborateurs comparent en permanence les paroles et les faits.

On ne peut pas appeler à la solidarité tout en plongeant des familles dans la précarité.
On ne peut pas prêcher le partage tout en confisquant le fruit du travail d’autrui.

La cohérence alimente la confiance. Et la confiance est le carburant de l’espérance sociale.

Sans cohérence, les institutions perdent leur crédibilité. Avec elle, elles deviennent des repères.


4. L’Exemplarité : la force du respect, même chez l’adversaire

L’exemplarité dépasse la question de l’affection. On peut ne pas aimer quelqu’un et reconnaître pourtant qu’il est un exemple.

C’est là une dimension supérieure du leadership : susciter le respect, même chez ceux qui nous critiquent. Lorsque la conscience d’un opposant l’oblige à admettre notre intégrité, nous avons franchi un cap.

L’exemplarité se construit par :

  • L’intégrité dans l’action.
  • L’écoute des critiques sincères.
  • La capacité à corriger ses erreurs.

Elle est le reflet de notre représentation dans l’esprit des autres. Elle ne s’impose pas par la force, mais par la constance.


5. La Compétence : mettre la bonne personne à la bonne place

Les sociétés ne s’effondrent pas seulement par manque de ressources. Elles s’effondrent par manque de compétence.

Mettre la bonne personne à la bonne place n’est pas un luxe : c’est une nécessité stratégique. Le favoritisme et la médiocrité coûtent cher à long terme.

La compétence, cependant, ne suffit pas seule. Ses meilleurs compagnons sont :

  • L’humilité.
  • La loyauté.
  • Le sens du service.

Agir courageusement aujourd’hui pour éviter de pleurer collectivement demain : telle est la responsabilité des décideurs.


Une responsabilité historique

La Vérité, la Justice, la Cohérence et l’Exemplarité donnent du sens aux moments de recueillement. Elles donnent de la consistance aux discours. Elles redonnent espoir à l’orphelin et à la veuve, symboles des plus vulnérables de nos sociétés.

Ces valeurs ne sont pas idéologiques. Elles sont universelles. Elles constituent la colonne vertébrale de toute renaissance nationale.

La question n’est donc pas seulement politique. Elle est morale. Elle est générationnelle.

Que voulons-nous laisser comme trace ?

Une ère de compromissions ou une époque de redressement ?
Une mémoire de divisions ou une mémoire d’honneur ?


Conclusion : inscrire l’honneur sur l’ardoise du temps

L’histoire n’oublie pas. Elle observe, elle enregistre, elle juge.

Si nous voulons une victoire durable, une victoire qui élève les générations futures, nous devons incarner ces cinq piliers avec constance et courage.

La Vérité pour éclairer.
La Justice pour équilibrer.
La Cohérence pour crédibiliser.
L’Exemplarité pour inspirer.
La Compétence pour bâtir.

Que nos consciences soient éclairées.
Que nos actes soient dignes.
Et que l’histoire retienne de nous une génération qui a choisi l’honneur plutôt que la facilité.

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