Contrat d’objectifs 2025 : un taux de réalisation de 89,44 % pour la ministre de la Famille et de la Solidarité

Ouagadougou – Le gouvernement burkinabè poursuit sa dynamique de redevabilité et de performance. Ce lundi 02 février 2026, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé à l’évaluation de la mise en œuvre du contrat d’objectifs personnel de la ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré. Résultat : un taux global de réalisation de 89,44 % au titre de l’année 2025, traduisant des avancées significatives dans les politiques sociales au Burkina Faso.

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Une évaluation axée sur la performance et l’impact social

L’exercice d’évaluation a porté sur 45 produits, structurés autour de cinq priorités majeures du ministère de la Famille et de la Solidarité. Il s’agit notamment :

  • du renforcement de la résilience des personnes affectées par la crise sécuritaire et humanitaire ;
  • de la promotion de la cohésion sociale et de la solidarité nationale ;
  • de la mise en place de mécanismes de protection sociale structurés et durables ;
  • de l’autonomisation économique des femmes et des filles ;
  • et de l’amélioration de l’efficacité de l’intervention humanitaire en période de crise.

Ces axes stratégiques s’inscrivent dans la vision des autorités burkinabè visant à placer l’humain au cœur de l’action publique, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants.

Des résultats concrets au service des populations vulnérables

Au-delà du pourcentage de réalisation, la ministre Passowendé Pélagie Kaboré a insisté sur la dimension humaine des résultats obtenus. Selon elle, ces performances se traduisent par des vies transformées, des familles reconstruites et un espoir restauré pour des populations durement éprouvées.

Protection et promotion des droits de l’enfant

En matière de protection de l’enfance, les chiffres sont révélateurs de l’ampleur des actions menées :

  • Plus de 12 000 orphelins et autres enfants vulnérables, y compris des enfants en situation de handicap et ceux affectés par le terrorisme, ont été scolarisés ou orientés vers des formations professionnelles ;
  • Plus de 32 000 enfants victimes de violences ou d’abus ont bénéficié d’une prise en charge sanitaire, alimentaire et psychosociale.

Ces actions participent à la lutte contre l’exclusion sociale et à la reconstruction du tissu social.

Pupilles de la Nation : un accompagnement renforcé

L’État burkinabè assure actuellement la prise en charge de 1 065 pupilles de la Nation. Ces enfants bénéficient :

  • d’une allocation mensuelle de 10 000 FCFA ;
  • de la gratuité des soins de santé ;
  • de la prise en charge de l’enseignement et des transports.

Un dispositif qui vise à garantir à ces enfants un avenir digne malgré les épreuves traversées.

Une action sociale étendue aux personnes indigentes

La protection sociale demeure un pilier central du contrat d’objectifs. Ainsi :

  • Plus de 600 000 personnes indigentes ont bénéficié d’une prise en charge sanitaire, alimentaire et psychosociale ;
  • Plus de 1 200 malades indigents, atteints notamment de pathologies lourdes comme l’insuffisance rénale ou le cancer, ont vu leurs frais médicaux et ordonnances pris en charge grâce au Fonds d’Action sociale et de Solidarité nationale.

Ces mesures contribuent à réduire les inégalités d’accès aux soins et à renforcer la justice sociale.

Autonomisation économique : les femmes au cœur de la stratégie

Dans le domaine de l’autonomisation économique :

  • Près de 14 000 personnes ont bénéficié d’un appui à la création d’activités génératrices de revenus ;
  • Plus de 25 000 femmes ont accédé à des crédits du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, leur permettant de développer des activités économiques durables et de soutenir les charges de leurs ménages.

Cette dynamique participe à la lutte contre la pauvreté et au renforcement de l’indépendance économique des femmes burkinabè.

Des défis persistants, mais des mesures correctives engagées

La mise en œuvre du contrat d’objectifs n’a pas été exempte de difficultés. Parmi les principaux obstacles figurent :

  • l’inaccessibilité de certaines localités en raison de l’insécurité ;
  • des insuffisances logistiques, notamment au niveau du CONASUR.

Face à ces contraintes, des mesures correctives sont en cours, avec l’annonce de la réception prochaine d’un important lot de moyens roulants destiné à renforcer les capacités d’intervention humanitaire.

2026 : consolider les acquis et engager des réformes innovantes

Pour l’année 2026, la ministre de la Famille et de la Solidarité entend consolider les acquis et mettre en œuvre des réformes structurantes, conformément aux orientations du Premier ministre. Les priorités annoncées portent notamment sur :

  • le retrait des enfants de la rue ;
  • le retour et la réinstallation des personnes déplacées internes dans les localités libérées ;
  • le renforcement du système national de protection sociale.

Une gouvernance sociale axée sur les résultats

Avec un taux de réalisation de 89,44 %, le contrat d’objectifs 2025 de la ministre Passowendé Pélagie Kaboré illustre la volonté des autorités burkinabè de promouvoir une gouvernance publique fondée sur les résultats, la transparence et l’impact social. Un signal fort envoyé aux populations, dans un contexte où la solidarité nationale demeure plus que jamais une nécessité.

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