Loi de finances 2026 : les agents de la DGE formés aux nouvelles mesures fiscales
Ouagadougou, 15 janvier 2026 – La Direction générale des impôts (DGI) a lancé une série de formations à destination de ses agents pour assurer une application harmonisée de la loi de finances 2026. La Direction des grandes entreprises (DGE) a été la première structure à accueillir ces sessions, qui visent à renforcer la mobilisation des ressources internes et soutenir le développement endogène du Burkina Faso.

Un contexte marqué par des défis économiques et sécuritaires
Lors de l’ouverture des travaux, en présence du Directeur de la DGE, Mayel DABIRÉ, le Directeur de la législation et du contentieux, Idrissa OUÉDRAOGO, a présenté le contexte d’élaboration de la loi de finances 2026.
Face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Burkina Faso a fait le choix d’un développement endogène, fondé sur la mobilisation des ressources internes. La nouvelle loi de finances s’inscrit ainsi dans une logique de souveraineté budgétaire, d’élargissement de l’assiette fiscale, de lutte contre la fraude, de modernisation du cadre légal, et de soutien aux secteurs stratégiques de l’économie nationale.
Les nouvelles mesures fiscales expliquées aux agents
Les agents de la DGE ont été formés par Lassina TRAORÉ, Chef de service de la législation, et Christian YOUGMA, Chef de brigade de vérification. Les mesures fiscales nouvelles ont été présentées selon quatre axes :
- Élargissement de l’assiette fiscale :
- Taxe spécifique sur l’importation des armes et munitions pour lutter contre la prolifération des armes légères.
- Contribution pour la recherche et l’innovation (CoRI) pour financer les activités scientifiques et technologiques.
- Amélioration du rendement de l’impôt :
- Rehaussement des tarifs de la taxe sur les armes.
- Augmentation du taux et extension de la retenue à la source de la TVA de 20 à 30%.
- Ajustements techniques :
- Clarification de la notion de frais généraux et réorganisation des taux de retenue à la source libératoire.
- Prise en compte des écrits électroniques dans les échanges avec l’administration.
- Renforcement des sanctions en matière de Taxe foncière des sociétés (TFS).
- Réaménagement des délais de déclaration de la contribution spéciale.
- Mesures de faveurs fiscales :
- Exonération de patente proportionnelle pour les livraisons de produits pétroliers aux entités publiques.
- Gratuité des droits d’enregistrement des commandes publiques d’approvisionnement en hydrocarbures.
- Extension de l’exonération de la TVA au bétail, karité, cajou, œufs à couver et bonbonnes de fibre en verre.
- Création d’un régime spécial d’exonération pour les projets d’investissement stratégiques.
La réforme de la Facture électronique certifiée (FEC) au cœur des échanges
La formation a également permis de présenter la réforme de la Facture électronique certifiée (FEC). Théodore SONDO, Chef de service qualité à la Direction de l’informatique, et Drissa DRABO, de la Direction des opérations spécifiques, ont exposé les enjeux de cette réforme et le rôle attendu des agents pour sa mise en œuvre réussie.
Les participants ont salué l’initiative de la formation, qui leur permettra d’être en phase avec les dispositions de la loi de finances 2026 et avec la réforme de la FEC, tout en renforçant leur capacité à contribuer à la mobilisation des ressources internes du Burkina Faso.
