Réglementation de la conclusion des accords de siège au Burkina Faso : le projet de décret examiné à Manga

Manga, le 12 février 2026
Le ministère des Affaires étrangères, à travers la Direction générale des affaires juridiques et consulaires (DGAJC), organise du 11 au 13 février 2026 un atelier national de validation du projet de décret portant réglementation de la conclusion des accords de siège au Burkina Faso.
Un accord de siège est un traité conclu entre un État et une organisation internationale dotée de la personnalité juridique internationale. Cet instrument détermine le régime juridique applicable à l’organisation bénéficiaire, consacre des privilèges et immunités, tout en créant également des obligations.
Réunis à Manga, dans la région du Nazinon, les experts du ministère des Affaires étrangères ainsi que ceux d’autres départements ministériels travaillent à définir un cadre normatif clair visant à encadrer la conclusion des accords de siège au Burkina Faso.
En lançant les travaux de cet atelier national, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Hermann Yirigouin Toé, a souligné la nécessité pour le Burkina Faso d’adopter une politique de siège cohérente, stratégique et conforme aux intérêts nationaux.
« Au-delà de sa définition juridique, l’accord de siège est un choix politique qui engage la souveraineté de l’État, ses finances publiques, son ordre juridique interne et son image internationale », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs précisé que « réglementer la conclusion des accords de siège, ce n’est pas restreindre la coopération, mais affirmer que la coopération doit être équilibrée et s’assurer que chaque engagement international renforce la position du Burkina Faso ».
Au regard des enjeux majeurs que représente cet instrument pour le pays, le Secrétaire général a invité les participants à examiner minutieusement le document et à l’améliorer afin de produire un projet de décret efficace, préservant l’intérêt national tout en renforçant la crédibilité internationale du Burkina Faso.
Il convient de noter que la politique d’ouverture du Burkina Faso a déjà permis de formaliser plus de 70 accords de siège, consacrant l’implantation de plusieurs organisations régionales et internationales sur son territoire et contribuant ainsi à son rayonnement sur la scène internationale.
