Venezuela : l’arrestation choc de Nicolas Maduro par les États-Unis, un avertissement glaçant pour l’Afrique et ses dirigeants
L’intervention américaine au Venezuela ravive les peurs d’un ordre mondial brutal où la force prime sur le droit. Pour de nombreux observateurs africains, cette démonstration de puissance sonne comme un message direct aux régimes jugés “indociles”, notamment au Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré.

Une scène digne d’un film, mais bien réelle
Le monde a été secoué par des images qui semblaient tout droit sorties d’un scénario hollywoodien : des avions américains bombardant des sites stratégiques en plein Caracas, la panique dans la capitale vénézuélienne, des civils tués, puis l’annonce fracassante de Donald Trump.
Le président américain affirme avoir capturé et exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, vers les États-Unis.
Une humiliation politique sans précédent pour un chef d’État en exercice, désormais inculpé à New York pour “narcoterrorisme”, aux côtés de Cilia Flores. Washington justifie l’opération par la lutte contre la drogue, mais peu d’analystes sont dupes.
Derrière le récit sécuritaire, les intérêts économiques
Contrairement à l’Irak de Saddam Hussein, impossible d’agiter l’argument des armes de destruction massive. Les États-Unis ont donc construit un nouveau récit : Maduro en “méchant”, l’Amérique en sauveur.
Pourtant, les véritables motivations apparaissent clairement :
- Les plus grandes réserves de pétrole au monde
- Des gisements d’or, de diamants encore inexploités
- Une immense biodiversité, des terres arables, des ressources en eau douce
Washington annonce déjà l’arrivée massive de ses multinationales pétrolières, prêtes à investir des milliards pour “réparer” les infrastructures… et surtout reprendre le contrôle stratégique du pays.
Le Venezuela comme message politique global
Au-delà de Caracas, cette opération militaire est perçue comme un signal adressé au reste du monde, en particulier aux pays qui s’émancipent de l’ordre impérial.
“L’armée américaine est la plus puissante du monde et nos ennemis n’ont aucune idée de ce dont nous sommes capables.”
Ce message, assumé, vise à instaurer la peur, à dissuader toute tentative de souveraineté réelle.
De Caracas à Ouagadougou : le parallèle africain
Impossible, pour de nombreux panafricanistes, de ne pas penser à l’Afrique de l’Ouest.
En mai 2025, Nicolas Maduro et le capitaine Ibrahim Traoré s’étaient rencontrés, affichant une réelle proximité idéologique. Le président vénézuélien saluait ouvertement la lutte du Burkina Faso pour la souveraineté, l’indépendance et la justice.
Ibrahim Traoré a lui-même raconté les conseils reçus :
“Il faut parler sans cesse, pour que le message de l’impérialisme ne passe pas.”
Un message que certains dirigeants africains, selon lui, n’ont pas encore compris.
Une révolution qui dérange
Le Burkina Faso ne se revendique plus comme une démocratie classique, mais comme une révolution populaire progressiste. Une position qui dérange, surtout dans un monde redevenu brutal, où la guerre économique et militaire est assumée.
Des responsables occidentaux, comme certains généraux américains, n’hésitent plus à accuser publiquement les dirigeants burkinabè de corruption, affirmant que les ressources nationales servent à “protéger le régime”. Des accusations rejetées par Ouagadougou, perçues comme une préparation psychologique à une future déstabilisation.
L’impérialisme n’a pas d’amis
Le Venezuela vient rappeler une vérité brutale :
l’impérialisme n’a pas d’amis, seulement des intérêts.
Il utilise, puis élimine. Il soutient, puis renverse. Les “alliés” deviennent jetables dès qu’ils cessent d’être utiles.
Les menaces sont parfois directes, parfois voilées :
- “Regardez Sankara.”
- “Regardez Kadhafi.”
- “Regardez Haïti.”
Des exemples brandis pour terroriser, décourager, faire plier.
L’Afrique face à un choix historique
Selon cette analyse, le continent n’a plus que deux options :
- S’unir et résister collectivement
- Ou disparaître dans la prédation mondiale
Dans un monde où seuls les États puissants imposent le respect, la question de la force stratégique, y compris militaire, est posée sans détour. La neutralité n’existe plus.
“Il y a les oppresseurs et les opprimés. Il faudra choisir son camp.”
Conclusion : un avertissement pour l’avenir
L’arrestation de Nicolas Maduro n’est pas seulement un événement latino-américain.
C’est un avertissement global, une démonstration de force destinée à intimider tous ceux qui refusent de se soumettre.
Pour l’Afrique, et particulièrement pour les pays engagés dans une rupture avec l’ordre ancien, le message est clair :
sans unité, sans conscience et sans force, aucun État n’est à l’abri.
