đŸ‡§đŸ‡« Burkina Faso : Ibrahim TraorĂ© marque l’histoire avec une visite inĂ©dite en milieu carcĂ©ral

Baporo, 22 avril 2026 – Un geste fort, inĂ©dit, et hautement symbolique. Le PrĂ©sident du Faso, le Capitaine Ibrahim TraorĂ©, est entrĂ© dans l’histoire en devenant l’un des rares chefs d’État au monde Ă  visiter une prison en exercice.

En route pour Bobo-Dioulasso dans le cadre de la Semaine nationale de la culture (SNC), le chef de l’État a effectuĂ© une escale remarquĂ©e au Centre pĂ©nitentiaire agricole de Baporo (CPAB), situĂ© dans la province du SanguiĂ©.

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Une nouvelle vision de la prison : humaniser plutĂŽt que punir

Dans cet Ă©tablissement Ă  ciel ouvert, oĂč les dĂ©tenus participent activement Ă  des activitĂ©s agricoles et pastorales, le PrĂ©sident a prĂ©sentĂ© une vision profondĂ©ment rĂ©formatrice du systĂšme carcĂ©ral.

Devant un champ de maïs de 40 hectares cultivé par les pensionnaires en pleine saison sÚche, Ibrahim Traoré a insisté :

« La prison doit ĂȘtre humaine. Nous ne sommes pas des barbares. Peu importe la situation d’un homme, il mĂ©rite le respect. »

Le chef de l’État a Ă©galement dĂ©fendu l’introduction des Travaux d’IntĂ©rĂȘt GĂ©nĂ©ral (TIG), conçus comme un levier de rĂ©insertion sociale :

  • permettre aux dĂ©tenus de travailler pour la nation
  • leur offrir une formation professionnelle
  • favoriser leur rĂ©intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ©

Il a clairement affirmé sa volonté de rompre avec certains modÚles étrangers :

« Nous ne voulons pas de prisons Ă  l’image de celles des impĂ©rialistes. Nous voulons des prisons humaines, utiles et productives. »


Un centre en pleine transformation

Cette vision se matĂ©rialise dĂ©jĂ  Ă  Baporo. Le ministre de la Justice, Rodrigue Edasso Bayala, a annoncĂ© la construction d’un bĂątiment moderne R+1 :

  • capacitĂ© : 500 dĂ©tenus
  • coĂ»t : environ 500 millions FCFA
  • objectif : amĂ©liorer les conditions de dĂ©tention et prĂ©server la dignitĂ© humaine

Des détenus engagés dans la production nationale

Le CPAB illustre parfaitement cette nouvelle approche productive du systÚme pénitentiaire :

  • 240 tonnes produites en 2025
  • objectif 2026 : 782,5 tonnes sur plus de 300 hectares

Les dĂ©tenus eux-mĂȘmes saluent cette rĂ©forme. Leur reprĂ©sentant a exprimĂ© sa reconnaissance envers le chef de l’État, notamment pour la loi sur les TIG qui leur permet de travailler, rester en bonne santĂ© et rĂ©duire leur peine.


Un héritage sankariste réactivé

Créé en 1986 sous la prĂ©sidence du capitaine Thomas Sankara, ce centre pĂ©nitentiaire agricole incarne aujourd’hui un retour Ă  une vision panafricaine de la justice : rééduquer, produire et dignifier.


Un acte symbolique fort

Cette visite restera gravĂ©e dans la mĂ©moire des dĂ©tenus et du personnel. Elle envoie un message clair : au Burkina Faso, la justice ne doit pas seulement punir, mais aussi reconstruire l’humain.

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