Mali : le gouvernement adopte la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel
Le gouvernement malien a validé la feuille de route de la deuxième année de la Confédération des États du Sahel (AES), après la ratification de protocoles essentiels pour renforcer la coopération avec le Burkina Faso et le Niger. Sécurité, diplomatie et développement sont au cœur des priorités de l’An II.

Bamako, 17 février 2026 – Le gouvernement malien a examiné, ce mardi, la feuille de route de la deuxième année de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette étape fait suite à la ratification, par Bamako, de protocoles essentiels destinés à renforcer la coopération entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Une réunion stratégique à la Primature
Réuni à la Primature dans le cadre du comité de pilotage national de l’AES, le gouvernement a fixé les priorités de l’An II. L’accent est mis sur trois axes principaux : défense et sécurité, diplomatie et développement. Selon les autorités, l’objectif est de consolider les acquis de la première année et de structurer les actions communes.
Ratification de protocoles clés
Le 13 février 2026, le Conseil des ministres malien avait adopté quatre protocoles additionnels portant sur la défense et la sécurité, la coordination diplomatique, le développement et les sessions parlementaires confédérales. Ces textes avaient été approuvés lors du deuxième sommet ordinaire de l’AES tenu à Bamako en décembre 2025.
Transition de la présidence de l’AES
À l’issue du sommet, la présidence en exercice de la Confédération est passée au capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, succédant au colonel Assimi Goïta, qui avait assuré la première année. La feuille de route de l’An II vise désormais à traduire ces engagements juridiques en actions opérationnelles concrètes.
Une confédération « irréversible »
Les autorités maliennes rappellent que l’AES, née de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, repose sur une démarche qualifiée d’« irréversible » par les chefs d’État : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et le général Abdourahamane Tiani. Depuis la signature du traité fondateur à Niamey en juillet 2024 et le retrait collectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en janvier 2025, le processus d’institutionnalisation se poursuit.
Priorités pour les populations
Les discussions ont porté sur des mesures concrètes pour répondre aux attentes des populations : sécurité, libre circulation, désenclavement et infrastructures structurantes. La feuille de route de l’An II servira de cadre stratégique pour coordonner les actions des trois pays dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants.
