AES : Ibrahim Traoré dresse un bilan « positif » des deux ans de la Confédération et appelle à l’unité face aux « pressions extérieures »
À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel (AES), le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a salué des avancées qu’il juge « tangibles » dans la coopération entre les trois États membres. Tout en mettant en avant les résultats sécuritaires et diplomatiques, il a dénoncé une « guerre économique et médiatique » visant, selon lui, à déstabiliser l’organisation.

Un bilan jugé « positif » de l’An I de la Confédération
Dans son message à la nation, le chef de l’État burkinabè a dressé un bilan globalement satisfaisant de la mise en œuvre de la feuille de route de l’An I de l’AES. Il a salué le rôle de ses homologues, notamment le général d’armée Assimi Goïta et le général Abdourahamane Tiani, qu’il a remerciés pour leur engagement en faveur du projet confédéral.
Selon lui, la coopération politique entre les trois pays s’est « considérablement renforcée », avec une coordination diplomatique plus structurée et une dynamique sécuritaire plus efficace sur le terrain dans la lutte contre les groupes armés terroristes.
Une dénonciation d’une « guerre médiatique et économique »
Le président de la Confédération a toutefois alerté sur un contexte qu’il juge hostile. Il évoque une « guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée » visant les États membres de l’AES.
Il accuse certaines campagnes de désinformation et des tentatives d’instrumentalisation de l’opinion publique, destinées selon lui à fragiliser la dynamique d’intégration sahélienne. Il a néanmoins tenu à préciser que l’AES n’est « dirigée contre aucun peuple ni aucune nation », mais constitue un choix souverain orienté vers la sécurité et l’indépendance.
Sécurité, souveraineté et intégration au cœur des priorités de l’An II
Pour la nouvelle étape de la Confédération, Ibrahim Traoré a fixé plusieurs axes stratégiques :
- renforcement de l’autodéfense collective ;
- approfondissement de l’intégration économique ;
- industrialisation des économies nationales ;
- souveraineté énergétique et alimentaire ;
- amélioration de la libre circulation des personnes et des biens.
Il a également lancé un appel à l’adhésion des populations sahéliennes à cette feuille de route.
Une ouverture maintenue au dialogue avec la Cédéao
Sur le plan diplomatique, le président confédéral a indiqué que la Confédération des États du Sahel poursuit ses consultations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), en vue de redéfinir un cadre de relations basé sur le respect mutuel des choix souverains.
Un appel final à l’unité
Concluant son message, le capitaine Ibrahim Traoré a appelé à l’unité et à la mobilisation collective des peuples du Sahel pour construire « un espace de paix, de souveraineté, de développement et de prospérité partagée ».
