Burkina Faso : le capitaine Ibrahim Traoré plafonne les frais de scolarité dans les écoles privées
Le gouvernement burkinabè, réuni en Conseil des ministres sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, a adopté un décret historique visant à réglementer les frais de scolarité dans les établissements privés, du primaire à l’enseignement supérieur.
Cette réforme encadre désormais les frais d’inscription, de formation, de laboratoire, de soutenance et de délivrance de diplômes. Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, des plafonds seront fixés selon une catégorisation précise des établissements.
Des contrôles annuels seront instaurés et des sanctions sont prévues contre les écoles et universités privées qui dépasseront les montants autorisés.
Une décision forte qui vise à protéger les parents, rendre l’éducation plus accessible et mettre fin aux abus tarifaires dans le secteur privé au Burkina Faso.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la régulation de son système éducatif privé. Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a adopté un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement, de l’école primaire jusqu’à l’enseignement supérieur.
Cette décision, prise au titre de la Primature, s’inscrit dans une volonté affichée des autorités de mieux encadrer le secteur éducatif privé, souvent critiqué pour l’augmentation jugée excessive de certains frais imposés aux parents d’élèves et aux étudiants.
Selon le ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, ce nouveau texte couvre l’ensemble des établissements privés, notamment les écoles primaires, les établissements post-primaires et secondaires, les centres d’enseignement technique et professionnel, ainsi que les universités privées, grandes écoles et autres institutions d’enseignement supérieur.
Le décret encadre de manière précise plusieurs types de frais jusque-là librement fixés par les promoteurs d’établissements. Il s’agit notamment des frais de dossier, des frais d’inscription, des frais de formation, des frais de laboratoire, des frais de soutenance, des coûts liés à l’établissement des diplômes ainsi que de tout autre frais rattaché à la vie pédagogique.
Pour garantir une meilleure application de cette réforme, le gouvernement a prévu une catégorisation des établissements privés selon des critères bien définis. C’est sur cette base que seront fixés les plafonds tarifaires autorisés pour chaque catégorie.
Le texte institue également un mécanisme annuel de contrôle et de révision, destiné à actualiser la liste des établissements concernés et à veiller au strict respect des montants fixés.
Les autorités burkinabè se montrent particulièrement fermes sur l’application de cette mesure. Des sanctions sont prévues contre les structures qui pratiqueraient des frais supérieurs aux plafonds établis par arrêté.
À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la transparence dans le secteur éducatif privé, lutter contre les abus tarifaires et alléger la pression financière sur les familles burkinabè.
Cette décision s’inscrit dans la dynamique de réformes engagées par les autorités de la transition, qui multiplient les mesures visant à renforcer la justice sociale et à garantir un accès plus équitable à l’éducation pour tous.
