AES : Ouagadougou accueille une réunion décisive pour le futur Parlement confédéral

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La Confédération des États du Sahel (AES) poursuit son processus d’intégration politique et institutionnelle. Les présidents des institutions législatives du Burkina Faso, du Mali et du Niger se retrouvent à Ouagadougou les 29 et 30 juin pour définir les contours du futur Parlement confédéral, une institution appelée à renforcer la coopération entre les trois États membres.

Cette rencontre intervient quelques mois après la création officielle de la Confédération de l’AES et traduit la volonté des dirigeants sahéliens de doter leur alliance d’organes permanents capables d’assurer une gouvernance commune.

Les présidents des institutions législatives réunis à Ouagadougou

Les délégations des trois pays sont désormais présentes dans la capitale burkinabè.

Après l’arrivée, le 27 juin, du président du Conseil national de Transition (CNT) du Mali, le général de corps d’armée Malick Diaw, le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a rejoint Ouagadougou dimanche pour prendre part aux travaux.

À son arrivée, il a été accueilli par le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT) du Burkina Faso, le Dr Ousmane Bougouma, qui assure l’organisation de cette importante réunion.

Définir les règles du futur Parlement de l’AES

Durant deux jours, les responsables parlementaires travailleront sur plusieurs questions essentielles à la mise en place du Parlement de la Confédération.

Les discussions porteront notamment sur :

  • l’organisation des futures sessions parlementaires ;
  • l’élaboration d’un calendrier de travail ;
  • les règles de fonctionnement de l’institution ;
  • les mécanismes de coopération entre les trois assemblées nationales.

L’objectif est de jeter les bases d’un organe parlementaire capable d’accompagner les grandes orientations décidées par les chefs d’État de la Confédération.

Une nouvelle étape dans l’intégration politique du Sahel

Cette réunion s’inscrit dans le prolongement des décisions prises par les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, engagés dans une profonde transformation de leur coopération.

Après la mise en place d’organes militaires, diplomatiques et économiques communs, l’AES poursuit désormais la construction de ses institutions politiques.

Le futur Parlement confédéral devrait permettre d’assurer un meilleur suivi des politiques communes, de favoriser l’harmonisation des textes législatifs et de renforcer le dialogue institutionnel entre les trois États.

Un Parlement au service de la gouvernance commune

Selon les organisateurs, cette nouvelle institution aura pour mission d’accompagner les grandes réformes engagées dans le cadre de la Confédération.

Elle devrait également contribuer à consolider l’intégration régionale en facilitant l’adoption de politiques communes dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la sécurité, le développement économique, les infrastructures, la libre circulation des personnes et les questions de souveraineté.

La création de ce Parlement constitue ainsi l’une des pierres angulaires du projet politique porté par les autorités de l’AES.

Une Confédération qui poursuit sa structuration

La réunion de Ouagadougou marque une nouvelle avancée dans la construction institutionnelle de la Confédération des États du Sahel.

En mettant en place un Parlement confédéral, le Burkina Faso, le Mali et le Niger affichent leur volonté de donner une dimension durable à leur coopération, au-delà des seules questions sécuritaires. Cette initiative traduit l’ambition des trois pays de bâtir une architecture institutionnelle capable d’accompagner leur projet d’intégration régionale et de renforcer leur autonomie dans la conduite des politiques communes.

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