Burkina Faso : Ouédraogo promet de « surprendre le monde »
Le Burkina Faso veut accélérer sa marche vers la souveraineté. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo affirme que le pays va « surprendre le monde », en mettant en avant les progrès réalisés dans la défense, l’agriculture, l’industrie, la santé, l’éducation et les infrastructures sous le leadership d’Ibrahim Traoré.

Le Burkina Faso entend poursuivre sa transformation sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo l’a affirmé lundi, assurant que le pays allait « surprendre le monde » par les progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.
« Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a déclaré le chef du gouvernement lors de la cérémonie mensuelle de montée des couleurs à la Primature. Il a appelé les Burkinabè à « avoir foi dans le Burkina Faso » et à croire dans la vision portée par le président Ibrahim Traoré.
Selon le Premier ministre, des avancées importantes ont été enregistrées dans plusieurs domaines, notamment la défense, l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures.
Il a particulièrement insisté sur la réorganisation et l’équipement des forces armées, ainsi que sur l’accélération de plusieurs projets de développement depuis l’arrivée au pouvoir du MPSR II.
« De la parole à l’acte, c’est cela, la Révolution progressiste populaire sous le leadership du Camarade Président du Faso », a-t-il déclaré.
TEXFORCES-BF : vers une production locale des équipements militaires
Parmi les annonces faites par le Premier ministre figure l’inauguration prochaine de TEXFORCES-BF, une usine textile destinée aux Forces armées burkinabè.
Cette unité doit permettre de transformer localement une partie du coton produit au Burkina Faso et de participer à la fabrication des tenues destinées aux forces combattantes.
Pour les autorités, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’industrialisation et de renforcement de la souveraineté économique. L’objectif affiché est de développer davantage la transformation locale des matières premières et de réduire la dépendance à l’égard des importations.
Plus de 4 600 dossiers traités à la Primature
Au cours de cette cérémonie, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a également présenté le bilan des huit premiers mois de l’année 2026.
Selon lui, la Primature a enregistré un taux de réalisation physique supérieur à 72 % à fin août, avec plus de 4 600 dossiers traités.
Le Premier ministre a toutefois appelé les agents de l’institution à ne pas tomber dans l’autosatisfaction.
« Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l’autosatisfaction », a-t-il insisté, appelant les équipes à poursuivre leurs efforts et à rechercher « l’excellence » et des « performances inédites ».
L’agriculture au cœur de la souveraineté
Le chef du gouvernement a également évoqué la campagne agricole 2026.
Malgré des disparités dans les précipitations et des poches de sécheresse signalées dans certaines régions, il s’est dit confiant quant aux résultats de la campagne.
Il a salué la détermination des producteurs agricoles ainsi que le travail des agents d’encadrement du monde rural, souhaitant que les résultats de cette année dépassent ceux de la campagne précédente.
Cette priorité accordée à l’agriculture répond à l’un des objectifs majeurs affichés par les autorités burkinabè : renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Un Burkina Faso engagé sur la voie de la souveraineté
Depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir en septembre 2022, les autorités burkinabè placent la reconquête du territoire, la souveraineté nationale et l’autonomie économique au cœur de leur discours politique.
Dans le même temps, Ouagadougou a profondément réorienté ses partenariats internationaux, notamment en renforçant ses liens avec le Mali et le Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Pour les autorités burkinabè, les annonces faites dans les secteurs de la défense, de l’agriculture et de l’industrie constituent autant d’étapes vers une plus grande autonomie du pays.
Reste désormais à savoir si ces ambitions se traduiront, dans les prochaines années, par une transformation durable de l’économie et des conditions de vie des populations.
Une chose est certaine : à Ouagadougou, le gouvernement veut désormais faire de la souveraineté non seulement un discours politique, mais également un projet industriel et économique.
